CR/Résultats

Fin de série à Philly

Face à une équipe de Golden State qui voit sa place en post-season menacée par un road trip à l’Est mal maîtrisé, les Philadelphia Sixers ont transformé ce qui se rapprochait inexorablement d’une défaite en une victoire. La première depuis 3 semaines. Plus encore que le résultat, la manière redonne du baume au coeur des fans de la franchise qui doutaient de la hargne et de la détestation de la défaite de leurs joueurs. Bien emmenée par son trio majeur de joueurs draftés par la franchise, Philly a renversé un retard de 16 points pour finalement s’imposer. Anecdotique sur le plan comptable, cette victoire donne lieu à quelques enseignements pour l’avenir de la franchise.

Golden State Warriors @ Philadelphia Sixers (97-104)

Les évènements avaient pourtant mal commencé pour les hommes de Doug Collins. Contraint de se passer de Nick Young en plus des absents longue durée (Andrew Bynum et Jason Richardson), le coach de Philly décidait de titulariser Royal Ivey pour la première fois de la saison pour un rôle bien défini : défendre sur un Stephen Curry on « fire ». Le meneur de jeu des Warriors enchaînent les perf au scoring (38 points face à Indiania, 54 face aux Knicks, 25 contre les Celtics) et Jrue Holiday peine à être constant en attaque quand il doit se démener en défense.

Le premier quart

D’entrée de partie, Stephen Curry trouvait la mire. Le meneur des Warriors commençait la rencontre comme il avait terminé celle face aux Knicks, en rentrant tous les tirs qu’il amorçait. Les Sixers cherchaient à jouer à l’intérieur sur Spencer Hawes qui était muselé par Festus Ezeli qui l’empêchait d’aller au cercle. Les Warriors menaient déjà de 8 points (12-4). L’ombre du match contre Orlando planait sur le Wells Fargo Center. Les Sixers insistaient en confiant la gonfle à un Spencer Hawes qui manquait tout. En attaque, les Warriors alternaient avec brio le jeu intérieur et extérieur. Captant tous les rebonds et présentant un taux de réussite à la hauteur de la défense des Sixers, les californiens faisaient croître l’écart que la disparition soudaine du tableau d’affichage sur le League Pass ne suffisait à masquer. A quatre minutes du terme du premier quart, les 76ers accusaient 11 points de retard et avaient laissé leurs adversaires scorer 27 points en 8 minutes. L’écart restait le même à l’issue du premier quart (31-20).

Le second quart

Sous l’impulsion de l’ancien Warrior, Dorell Wright 8 points, 2 rebonds, une bonne défense dans les premières minutes du deuxième quart, les Sixers revenaient à 5 points (31-26). Le moment choisi pour les californiens pour se livrer à un concours longue distance portant l’écart à +14 (42-28). Avec 6.30 à jouer dans le deuxième acte Stephen Curry avait déjà scoré 20 points à 7/8 et 3/4 derrière l’arc. Deux points supplémentaires du meneur de la baie de San Francisco portaient l’écart à son expression maximum : +16.

Les Sixers resserraient leur défense et trouvaient la mire en attaque. Sous l’effet de trois tirs primés consécutifs (Evan Turner, Jrue Holiday, Dorell Wright), l’écart fondait comme neige au soleil (49-44) puis 4 nouveaux points de Thaddeus Young permettaient aux siens de revenir à deux points des Warriors (50-48) offrant même à Dorell Wright la possibilité de donner l’avantage à Philly. L’ailier ne convertissait pas son trois et Golden State restait devant, bien aidé par les incessantes pertes de balles de Jrue Holiday (8 dans le match) et de ses coéquipiers. Après un dernier lay-up manqué de l’ancien meneur d’UCLA, les Pennsylvaniens rentraient au vestiaire avec 3 points de débours. Un moindre mal pour une équipe qui a accusé 16 points de retard.

Le troisième quart

Le troisième acte commençait sensiblement comme le premier avec une permutation des acteurs et des rôles. Du côté de Warriors, Klay Thompson prenait le relai de Stephen Curry au scoring quand pour Philly, Evan Turner s’affirmait comme l’organisateur du jeu. S’il échoue à une passe du triple double il le doit à la maladresse de ses coéquipiers intérieurs. Après trois tirs primés consécutifs du sophomore, les californiens reprenaient 11 points d’avance. La raquette était mieux protégée avec Thaddeus Young et Lavoy Allen sur le parquet. Le poste 4 luttait sous les panneaux pour arracher de précieux rebonds (16 prises, son record en carrière) et Royal Ivey se montrait enfin efficace dans son entreprise d’annihilation des attaques de Stephen Curry. Et comme l’entrée d’Arnett Moultrie était encore une fois particulièrement utile, tant le rookie sait lutter pour la position préférentielle au rebond et excelle dans la pose d’écrans offensifs, les Sixers revenaient une nouvelle fois à hauteur (72-71). Avant de prendre l’avantage sur deux pénétrations d’un Evan Turner qui profitait de son match-up favorable. Philly attaquait le dernier quart avec une petite unité d’avance.

L’épilogue

Les pertes de balles de Philly (23 au total) laissaient des Warriors de plus en plus brouillons dans le match. A six minutes du terme de la rencontre les deux équipes étaient à égalité 89-89. Après que chacun des deux camps aient gâché des occasions de prendre le large, les Warriors se décidaient à prendre la tête grâce à un lancer franc de Landry. Puis vint le show Evan Turner. Un shoot sur la tête de son vis à vis, une passe à travers toute la défense adverse pour un tir ouvert de Jrue Holiday, un rebond offensif suivi d’une nouvelle passe décisive, un rebond défensif, un nouveau jump shot face à Thompson, Evan Turner faisait tout sur le parquet. Et les Sixers prenaient 4 points d’avance à 2 minutes 30 du terme de la rencontre (98-94). Naturellement la balle lui revint avec insistance. Et il ne se privait pas de poursuivre sa série avec un tir en tête de raquette. Les hommes de Doug Collins n’avaient plus qu’à gérer leur avance. Jrue Holiday se chargeait d’éteindre les derniers espoirs des visiteurs.

Les 76ers mettent fin à une série de 7 revers consécutifs et les Warriors l’ancienne franchise de Philadelphie voient les Lakers revenir dangereusement.

L’homme du match

Après être passé à côté de sa rencontre face aux Bulls sur le plan de l’organisation et de la distribution, Jrue Holiday a remis ses habits de All-Star pour remettre les Sixers sur les bons rails. Avec 27 points, 7 passes et 5 rebonds, le meneur de Philly a su élever son niveau de jeu. Toutefois, s’il est UN homme du match, ce titre revient sans conteste à Evan Turner.

Evan Turner aura livré une prestation remarquable face aux Golden State Warriors. Le numéro 12 des Sixers manque le triple double pour une passe décisive. Avec 22 points à 10/15, 10 rebonds et 9 passes, Evan Turner s’est montré utile et efficace dans tous les secteurs du jeu.

Fait notable, Evan Turner a produit une des meilleurs performance de sa carrière avec un second arrière défensif dont l’apport au scoring se limitait à du catch and shoot.

Les stats du match

Dans une rencontre où ils auront shooté à 51,8%, les Philadelphia Sixers auront été moins adroits sur la ligne des 4 mètres 60 que derrière celle des 7 mètres 23.

6/6. Titularisé pour défendre sur Stephen Curry, Royal Ivey a livré une prestation offensive de haut rang avec un 6/6 aux shoots dont 4 pris derrière l’arc. Il a en revanche converti qu’un seul de ses trois lancers.

16. Avec 16 rebonds, Thaddeus Young a battu son record en carrière.

La Box Score

Box score Warriors

Box Score Sixers vs Warriors

Les Highlights

Et maintenant? 

Terminée la série de 7 revers consécutifs. Les 76ers se déplacent toutefois dès ce soir à Washington avant de recevoir mardi les Boston Celtics puis de partir pour un nouveau back-to-back on the road face à Atlanta. Les hommes de Doug Collins poursuivront ensuite leur semaine en floride pour deux confrontations face au Heat de Miami et le Magic d’Orlando.

Comments

Les plus populaires

Sixers-France se veut le lieu de rassemblement de la communauté des fans des Philadelphia 76ers. Site de référence sur la franchise, vous y retrouverez toute l'actualité concernant votre équipe favorite.

Fouillez dans les archives

Catégories

Facebook

Copyright - Sixers-France © 2012-2016

To Top