CR/Résultats

Tout simplement trop forts

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Après la défaite concédée sur le parquet des Wolves, Doug Collins a eu le bénéfice de quelques jours de repos afin de trouver une solution tactique aux pénétrations de Lebron James. Le triple MVP livrant un moins de février à plus de 30 points de moyenne à 66% de réussite, le danger de le voir marcher sur la défense de Philly était aussi conséquent que l’écart entre le bilan des deux équipes. Et s’il est un motif de satisfaction à retenir d’une défaite par plus de 20 points, c’est bien l’efficience de la défense des Sixers sur un domaine bien précis. Evan Turner et Lavoy Allen ont de manière générale bien réussi à empêcher Lebron James d’attaquer le cercle. Le n°6 du Heat n’aura réussi que 7 paniers. Malheureusement, James en a profité pour se muer en Rajon Rondo et distribuer les caviars. Avec une défense mobilisée à protéger le cercle des assaults de James, les Sixers laissaient des espaces béants aux artilleurs extérieurs floridiens (Battier, Allen, Chalmers) et beaucoup trop de liberté à Dwayne Wade (33 points à 14/18 en 32 minutes!).

En attaque, les schémas de jeu des Pennsylvaniens présentaient les mêmes déséquilibres. Evan Turner en manque de réussite à longue distance, shootait trop. Jrue Holiday, au contraire en pleine réussite aux tirs ne shootait pas assez. Etrangement, les Sixers cherchaient à jouer le même jeu que les floridiens. La gonfle tournait en périphérie sans jamais passer par un point de fixation à l’intérieur. A ce jeu-là, les pertes de balles (12 dont 5 pour Evan Turner) se payaient cash.

Sans Andrew Bynum ni Thaddeus Young, les Philadelphia Sixers n’ont tout simplement pas les moyens de rivaliser avec le  champion en titre. En revanche, on paierait pour voir une opposition entre les deux équipes au complet.

Les Sixers rivalisent avec le Heat pendant un quart temps.

Après avoir perdu la rencontre face aux Wolves dès le premier quart, Doug Collins avait de nouveau insisté sur la nécessité de mieux appréhender les débuts de match. Il semblerait qu’il ait été entendu. D’entrée de partie, les Sixers redoublaient d’effort en défense et chacun participait aux aides. En attaque, Philly bénéficiait de la réussite de Nick Young qui convertit  ses 5 premiers shoots. Evan Turner n’était pas en reste. Jamais aussi efficace que lorsqu’il se crée son propre tir, Turner plantait six points consécutifs pour donner de l’avance aux siens.

A 20-15, Erik Spoelstra prenait un time-out qui brisa la dynamique des Philadelphia Sixers alors en pleine réussite (58% dans le premier quart). Une perte de balle, deux tirs à mi-distance qui tournaient autour du cercle sans vouloir y rentrer, plus tard, les hommes de Doug Collins avaient concédé un 7-0 qui permis au Heat de prendre la tête au tableau d’affichage. Un avantage qu’ils ne lâcheront plus de la partie.

Au fil de la rencontre l’écart grandissait. Par séquence, les Sixers réalisaient de bonnes choses. L’apport de Dorell Wright, un ancien de la franchise floridienne tant défensivement qu’en attaque rappelait les qualités du joueur. Mais à vouloir répondre au basket de transition et au small ball du Heat par un small ball avec moins de talents, les Sixers ont brûlé leurs derniers espoirs de bien figurer dans cette rencontre. Les floridiens ont remporté les 4 quarts temps et empoché 10 victoires sur leurs dix dernières rencontres.

La fin du quatrième quart fut l’occasion pour Doug Collins de donner un peu de temps de jeu aux joueurs du banc. Damien Wilkins, Royal Ivey et Arnett Moultire faisaient leur apparition sur le parquet. Bien que les commentateurs du Heat l’aient confondu un temps avec Jeremy Pargo, on aura pas vu Charles Jenkins à l’oeuvre.

Le Sixer du match

Dans une équipe dépassée par le talent adverse, Jrue Holiday a une nouvelle fois surnagé. Il a su alterner la distribution et le scoring avec efficacité. Dans le premier quart, le meneur de Philly n’a pris qu’un seul shoot. Et pour cause, Evan Turner et Nick Young étaient en feu. Puis quand ces derniers ne trouvaient plus leur cible, il a pris ses responsabilités. Avec 21 points à 8/11, 6 passes, 6 rebonds, Jrue Holiday a été au rendez-vous.

Dorell Wright a également été précieux des deux côtés du terrain. S’il a joué tout le garbage time, sa ligne de stats n’est pas surévaluée par rapport à son niveau réel. Sa faculté à arracher les rebonds et ses qualités de passeur en font une excellente solution tactique lorsqu’il s’agit de jouer small ball.

Enfin s’il n’a pas été en réussite avec son shoot extérieur, Evan Turner a livré une prestation solide en défense. S’il avait eu un peu plus de réussite sur certains tirs notamment dans le second quart, les Sixers auraient pu rester un peu plus longtemps dans le match. Nick Young a commencé sur les chapeaux de roue (5/5) avant de peu à peu disparaître. Il termine toutefois la rencontre avec 19 points.

Les stats du match

Face au Heat dont la principale faiblesse présumée réside dans le rebond, les Sixers ont perdu cette bataille. Les hommes de Doug Collins n’ont pris que 32 rebonds soit 5 de moins que le Heat. Pire, Spencer Hawes et Lavoy Allen n’ont arraché que 8 rebonds à eux deux. Moins que Lebron James. Par ailleurs, en 57 minutes de jeu cumulés, ils ont pris 2 fois moins de rebonds offensifs qu’Arnett Moultrie en 6 minutes.

0. Comme le nombre de points des Sixers en contre-attaque. Là où le Heat en a récolté 18.

16-11-10. Si les Sixers ont restreint son accès au cercle, Lebron James s’est montré décisif dans tous les autres secteurs de jeu.

La Box-Score

Box score heat @ sixers (114-90)

Box score heat

Les Highlights

Et maintenant? 

Les Sixers se déplacent demain au Madison Square Garden pour affronter des Knicks qui traversent une période de doute avec 4 défaites consécutives. Philadelphie en est à 7 défaites consécutives on the road. Une des deux séries prendra fin dimanche soir. Espérons que ce soit celle de Philly.

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