Rookies

C’est le moment de jouer Arnett Moultrie.

Doug Collins n’est pas réputé pour le temps de jeu qu’il accorde à ses rookies. Cette année ne fait pas exception. Alors que les 76ers semblaient convaincus par le profil d’Arnett Moultrie au point d’échanger leur premier tour de 2013 contre le jeune prospect drafté par le Heat en 27ème position, l’ailier fort n’a eu que des miettes à se mettre sous la dent (15 entrées en jeu pour 83 minutes en tout est pour tout). Et tout cela en l’absence du pivot All-Star, Andrew Bynum. La blessure de Thaddeus Young qui sera indisponible pour trois semaines au cours desquelles les 76ers vont disputer 8 ou 9 rencontres, pourrait offrir au numéro 5 des Sixers un temps de jeu plus substantiel.

Ancien numéro 1 de la draft, Doug Collins s’inspire de sa propre expérience au moment de conseiller ses jeunes prospects. [colored_box color= »red »]La plus grande chose que les Rookies apprennent (ndlr : à leur arrivée en NBA) est la rapidité et la puissance du jeu et comment il faut être parfaitement préparé pour pouvoir jouer au plus au niveau. Je parle toujours aux gars durant les entretiens pour la draft et je leur dit quelque soit leur niveau au lycée, doublez-le et vous serez proches d’être prêt pour la NBA ».  [/colored_box]

Malheureusement, le développement du jeune Moultrie a été perturbé par une blessure à la cheville contractée lors des training camps de Sacramento précédant la draft, qui l’a tenu éloignée de la Summer League d’Orlando. Puis lors des workouts, l’intérieur dont une des grandes qualités réside dans ses prédispositions dans la lutte pour le rebond, n’a pu mettre l’intensité nécessaire, handicapé par sa cheville douloureuse.

Pire, cette blessure a retardé la préparation physique d’Arnett Moutrie qui ne pouvait apporter autant d’énergie en sortie de banc que Doug Collins l’exigeait. C’est donc naturellement que les Sixers ont envoyé leur ailier fort en D-League chez les Sioux Falls chercher du temps de jeu. En neuf rencontres, il a joué 26 minutes en moyenne pour un apport de 9,7 points et 6,1 rebonds. L’ancien de Mississipi montait en régime. Lors de son dernier match, il présentait une feuille de stats plus en accord avec son potentiel avec 18 points en seulement 12 tirs. Parce qu’Arnett Moultrie reste avant tout un scoreur doté d’un shoot fiable.

Voilà comment nous décrivions le prospect, au moment de sa signature chez les Philadelphia Sixers.

[colored_box color= »red »]Arnett Moultrie c’est déjà un physique. Fort de ses 2 mètres 11 et de ses 115kg affichés sur la balance, Moultrie est un intérieur capable de s’imposer dans le périmètre immédiat du panier. La fiabilité de son shoot à mi-distance et à trois points peuvent en faire aussi un intérieur capable d’évoluer en périphérie. Un profil somme toute très complémentaire du néo-sixer Andrew Bynum…du moins en attaque. Parce qu’Arnett Moultrie n’est pas particulièrement brillant en défense. Il est avant tout un scoreur et un très bon rebondeur.[/colored_box]

Son éventuelle présence sur le parquet devra s’accompagner de celle de Lavoy Allen ou de celle de Kwame Brown, sous peine de laisser la raquette grande ouverte à l’adversaire.

Pour l’ancienne vedette de Mississippi State, c’est le moment de faire la démonstration de son talent. Il a en besoin autant que sa franchise. Pour Doug Collins, il s’agit soit de nager soit de couler. Arnett Moultrie se sent prêt pour le défi et se met au service d’une équipe qui en aura bien besoin. « Qu’importe ce qu’on attend de moi, je suis prêt à y aller et à le faire. »

 Déjà face au Magic d’Orlando, il a eu l’opportunité de passer du temps sur le parquet. Il en a profité pour battre son record en carrière avec 12 minutes de jeu. Dans une rencontre décousue, on a pu entrevoir sa belle mécanique au shoot (2/3) ainsi qu’une mobilité intéressante.

Face aux Pacers, la tâche sera certainement toute autre tant le secteur intérieur à la disposition de Frank Vogel est impressionnant de densité. Mais, Doug Collins attend beaucoup de son rookie qu’il estime être dans les meilleures dispositions possibles.

[colored_box color= »red »]Arnett a travaillé dur et je pense que son passage en D-League l’a aidé. Nos vétérans ont travaillé avec lui et je sens qu’il commence à comprendre de quoi il en retourne.[/colored_box]

Comme avec tous ses joueurs en sortie de banc, Doug Collins attend avant tout de Moultrie qu’il apporte de l’énergie. Et du rebond. Celui qui tournait à 10,5 prises en NCAA va devoir compenser l’absence de Thaddeus Young, le meilleur rebondeur de l’équipe. Il se sent prêt. « Je suis un rebondeur », clame t-il.

C’est le moment de le prouver.

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