CR/Résultats

Boston Celtics @ Philadelphia Sixers (94-95).

Cette nuit les Sixers recevaient au Wells Fargo Center des Celtics qui partageaient le même bilan au moment de poser leurs sneakers sur le parquet de la franchise cinquantenaire. Force est de constater que si les deux franchises étaient à 10-8 avant le premier épisode de leur back-to-back, c’est principalement parce que les Celtics déçoivent depuis l’entame de la saison régulière. Sans Bynum les Sixers parviennent à maintenir un bilan positif mais souffrent tellement dans la raquette que leurs succès passent par une défense extérieure redoutable. Quand celle-ci disfonctionne comme lors des deux confrontations face à New York ou plus récemment face aux Wolves d’un Kevin Love diminué, la correction est au rendez-vous.

Et c’est précisément l’intensité défensive et une prestation de très bonne facture d’Evan Turner qui avaient permis aux 76ers de s’imposer il y a près d’un mois au TD Garden. On n’avait plus qu’à espérer que le même scénario se reproduise.

Conscients qu’ils se mettaient trop souvent en difficulté en ne prenant pas les meilleurs départs, les 76ers ont attaqué la rencontre en imposant une belle intensité défensive et sous l’influence d’un Evan Turner qui confirme de matchs en matchs que le départ d’Igguy lui fut salvateur, prenaient le premier avantage significatif de la rencontre. Les Celtics réagirent avec un Rondo au four et au moulin durant ce premier quart (10 points, 8 rebonds, 5 passes). Les verts menaient de 6 points à une minute du terme du premier quart. Doug Collins demanda alors un temps mort. Avec un Evan Turner chargé de porter la gonfle, les locaux revinrent à hauteur pour clore ces 12 premières minutes sur un score de parité 28-28.

Pour le second quart, Doug Collins a laissé sur le parquet un cinq inédit avec Jrue Holiday, Damien Wilkins, Dorell Wright, Spencer Hawes et Thaddeus Young. Dorell Wright confirma alors qu’il n’est pas en confiance avec son shoot extérieur. L’ancien warrior shoote cette saison à 33%, son plus mauvais total en carrière. Ces choix tactiques confirment les difficultés pour Doug Collins à trouver un back-up solide à Jrue Holiday. Face aux Celtics il a confié cette tâche à Evan Turner.

Une minute catastrophique (mauvais choix en attaque, faute offensive, etc…) en fin de second quart, où on la défense oublia Rondo qui scora, pris deux nouveaux rebonds afin d’être en double double à la mi-temps, et l’écart d’un point à 1 min 54 de la mi-temps gonfla à 7 points (50-43). Un 2+1 de Jrue Holiday rendit la marque plus confortable. Le meneur des 76ers jusque là discret 7 points, 2 rebonds, 1 passe, ne rivalise pas avec un Rajon Rondo étincelant (14 points à 7/11, 10 rebonds et 8 passes).

Si Jrue Holiday est si discret en attaque, c’est qu’il laisse Evan Turner prendre ses responsabilités. L’ancien numéro 2 de la draft n’hésite plus à prendre des shoots (26 shoots pris en 45 minutes) dès que l’occasion se présente et comme l’efficacité de son jump shoot croît en même temps que sa confiance, le résultat est tout à fait bénéfique aux 76ers. A la suite d’un trois points, puis d’un shoot en tête de raquette de Turner, puis d’une passe par dessus la défense en direction de Lavoy Allen les locaux prenaient un avantage de 5 points en début de troisième quart. Un quart qu’il faut gagner pour les pennsylvaniens. Depuis le début de la saison, quand ils étaient en tête à la fin du troisième quart, les 76ers se sont toujours imposés. Une mission bien engagée à trois minutes du terme des 36 premières minutes, les Sixers menaient alors de 7 points. Spencer Hawes et Thaddeus bien que maladroits sous le cercle luttaient pour offrir des secondes chances aux leurs (17 rebonds offensifs pour les Sixers dans la partie contre 7 pour les C’s). Trois lancers francs manqués (Thaddeus Young et Damien Wilkins) empêchèrent les hommes de Doug Collins de porter leur écart au delà de la dizaine. Puis Rajon Rondo trouva une position ouverte, dans le coin pour un trois points de Jeff Green. L’ancien d’OKC ne manqua pas l’occasion. Rajon Rondo passait donc en triple double dès le troisième quart.

Malgré une dernière possession perdue alors que Dorell Wright refusa une positon ouverte à trois points, les 76ers pointaient en tête à la fin du troisième quart 72-70.

Le quatrième quart commença comme on pouvait s’y attendre par une intensité défensive de tous les instants des deux côtés du parquet. Et à ce jeu là, les Celtics restent les maîtres. Alors que les 76ers n’avaient commis que peu de turnovers au cours des 3 premiers quarts, les pertes de balle se multiplièrent sous l’impact de la défense des verts.

Les 76ers réussissaient l’exploit d’être à égalité 80-80 à 5 minutes du terme d’une rencontre où ils shootaient à 39% contre 48% pour leurs adversaires du soir. Et avec une adresse extérieure totalement absente.

A 55 secondes du terme, Evan Turner tente un shoot en fin de possession. Contré par Pierce, il récupère la balle au rebond et va finir son action par un lay-up en bout de course. 49 secondes à jouer, les Celtics donne la balle à Jason Terry pour un lay-up qui manque la cible, Garnett prend le rebond mais manque de réussite sous le cercle et Lavoy Allen récupère la balle. Holiday  manque alors son shoot à mi-distance qui aurait pu donner la victoire aux 76ers. 14,5 secondes à jouer et seulement deux points d’avance pour les Sixers. Garnett n’en eu besoin que de la moitié pour égaliser avec un shoot en tête de raquette. La balle est confiée à Evan Turner dans le coin. Défendu par Garnett et Pierce, il balança la balle au milieu de nulle part…dans les bras de Rondo. Et la situation s’inversa. Les C’s disposant dès lors de la possession décisive avec 3 secondes au compteur. Rondo pris le shoot mais ne conclua pas. Les deux équipes partaient en OT.

Une prolongation que les Sixers ont du jouer sans leur meneur de jeu exclu pour 6 fautes.

Et une nouvelle fois alors qu’il avait manqué plusieurs opportunités, Evan Turner marqua sur un jump shoot contesté par Courtney Lee pour donner un avantage d’une unité à Philly avec 3,9 secondes à jouer. Une faute de Wilkins sur Pierce réduisit à 2,7 secondes la dernière possession pour les hommes de Doc Rivers. La balle revient à Rondo qui ne trouva pas la mire. Doc Rivers semblait avoir prévu son système pour un shoot de Garnett. Ce dernier préféra décaler pour Rondo qui…glissa.

Les Sixers s’imposent face aux Celtics dans un match où ils auront shooté à 37,4% (18,2% derrière l’arc) et sans Jrue Holiday pour les quatre dernières minutes de la prolongation. Décidément les C’s vont mal et les Sixers construisent un beau collectif en l’absence d’Andrew Bynum. Reste à remettre ça dès demain au TD Garden. Et à ne pas oublier que cette victoire aurait pu tout aussi bien basculer dans le camp adverse.

Voir les Highlights.

Comments

Les plus populaires

Sixers-France se veut le lieu de rassemblement de la communauté des fans des Philadelphia 76ers. Site de référence sur la franchise, vous y retrouverez toute l'actualité concernant votre équipe favorite.

Fouillez dans les archives

Facebook

Copyright - Sixers-France © 2012-2016

To Top