CR/Résultats

Philadelphia Sixers @ Boston Celtics (106-100). Evan is back

En se rendant au TD Garden, les hommes de Doug Collins se présentaient avec leurs points forts (une excellente défense, 4ème équipe aux rebonds) mais aussi avec leurs faiblesses (moins bonne attaque de toute la Ligue). Au terme des 48 minutes passées sur le mythique parquet, le moins que l’on puisse dire c’est que les forces des Sixers ont éclipsé leurs faiblesses. Pourtant les choses avaient mal commencé. Les Celtics infligent un 6-0, puis un 8-3 aux hommes de Philly. En cause, un désastreux 1/10. Le moment que choisit Evan Turner pour attaquer le cercle. Et sous l’influence d’un numéro 12 retrouvé, les Sixers plantent un 6/7 qui se traduit par un 12-2 à la marque.

Pour la première fois de la saison, on assiste à une connexion quasi-parfaite sur les bases arrières. Le backcourt pennsylvanien avec Jrue Holiday et Evan Turner distribue à merveille, et apporte du scoring. Même l’entrée sur le parquet de Nick Young ne déséquilibre pas les 76ers. Lui qui avait tourné à 10/41 aux shoots lors des quatre matchs précédents, sert un 2-3 derrière l’arc et 4/9 aux shoots pour un total de 10 points.

 Les 76ers prennent l’avantage à la fin du premier quart grâce à un pourcentage plus solide que celui de leur adversaire (45% contre 32% pour Boston, malgré le 1/10 de l’entame) mais aussi en raison d’un nombre conséquent de points marqués dans la peinture (14 contre 4). Thaddeus Young profite de sa mobilité pour trouver des bonnes positions, bien aidé par les passes laser de Jrue Holiday.

Au cours du second quart, les Sixers possèdent une avance de 11 points. Fort d’une solide régularité derrière l’arc, à une circulation de balle optimale, et aux déplacements incessants des intérieurs, les hommes de Doug Collins mettent en difficulté la défense des Celtics. Malgré l’absence d’Andrew Bynum, les Sixers dominent dans la couleur pour peu que Garnett ne soit pas sur le parquet. La présence du n°5 des verts, simplifie le jeu des locaux. Quand on voit l’impact de KG sur le jeu des C’s, l’impatience du retour du pivot All Stars des 76ers grandit. Mais même sans leur n°33, Philly est une bonne équipe, une équipe très solide même quand Evan Turner se décide à jouer comme il l’a fait au cours de cette première mi-temps. Sous l’impulsion de la traction arrière des 76ers, Philly mène de 14 points (46-32, à 50%). Nick Young  y allant d’un dunk plein centre qui mérite sa place dans le top 10 de la nuit.

C’est avec un score de 57-45 en faveur des visiteurs que les hommes rentrent au vestiaire. Les Celtics en ressortent avec de toutes autres intensions. Ils imposent beaucoup plus d’intensité défensive et la production d’Evan Turner s’en ressent. L’avance des Sixers fond comme neige au soleil. Nous ne cessons de le rappeler dans ces colonnes, mais ET sera bel et bien le facteur X de la réussite de Philly. Quand il joue comme en première mi-temps, tout s’éclaircit pour les Sixers, quand il est transparent comme face à NY, les 76ers sont plus que moyens. C’est au bénéfice d’une baisse de régime de l’ancien numéro 2 de la draft, que les Celtics reviennent dans la partie avec un 7-0 salvateur. A une minute de la fin du 3ème quart, Philly loupe 3 trois points consécutifs, Nick Young nickyounguise, Terry plante un tir primé. Et le stress se fait sentir chez les fans des Sixers. Mais il était écrit que Turner devait nous épater. Au bénéfice d’un panier supplémentaire d’ET, les Sixers attaquent le dernier quart avec 9 points d’avance.

Au TD Garden, 9 points d’avance, ce n’est pas la sécurité sociale, ou une assurance maladie à la Obama Care. Une base qui rassure mais qui ne protège pas de grand chose. Et les coéquipiers de Rajon Rondo semble vouloir le rappeler aux observateurs. E 90 secondes, ils infligent un 5-0 aux visiteurs et ramènent l’avance des pennsylvaniens à 4 petits points. Le match était de nouveau relancé. Et qui décida de clore le suspens avec un nouveau tir primé pour donner une avance de 11 points aux siens? Evan Turner. Sur une énième contre attaque (26 points marqués sur contre attaque cette nuit par les hommes de Doug Collins contre 9 pour les Celtics), Thad Young prend un 2+1. +14 pour Philly qui file droit vers une victoire sur le terrain du favori de la Division. Les derniers instants de la partie seront bien gérés par les hommes de Doug Collins. Lorsque les C’s décidèrent d’envoyer leurs adversaires sur la ligne, c’est à Turner que Collins a décidé de confier la possession de balle. Il loupa ses deux lancers à 35 secondes du terme. Ses premiers manqués de la partie, mais en planta deux nouveaux dix secondes plus tard. Il termine la rencontre avec 25 points et 11 rebonds et 4 passes. Une performance qu’il n’avait plus livré depuis le 3 juillet dernier face aux…Celtics. Il conteste le titre de meilleur homme du match à son coéquipier Jrue Holiday. Ce dernier livre une nouvelle prestation de haut vol avec 21 points, 14 passes, 4 rebonds. Sa prise de risque pour trouver les passes qui crée les shoots ouverts se paie en terme de turnovers. Mais Jrue Holiday confirme que sa prolongation pour 41 millions sur 4 ans est une aubaine.

Les Sixers remportent une victoire solide, dans un match où ils n’ont plus lâché là mène après avoir conquis l’avantage au score dans le premier quart.

Après deux défaites cuisantes face aux Knicks, les 76ers ont rassuré leurs fans, obtenu une victoire face au favori de la division, passer leur bilan dans le vert avant de se rendre à Toronto cette nuit. Mais surtout, ils ont retrouvé Evan Turner.

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