Chroniques

Les 76ers, franchise la plus chanceuse à la loterie de la draft.

Dans le dernier article de sa section NBA, Débats Sports revenait sur le fonctionnement de la loterie de la draft.  Une étude minutieuse des mouvements entre le bilan des franchises et leurs positions dans la draft, permet de définir les franchises qui bénéficient du facteur chance au tirage et celles qui en pâtissent. Et surprise, la franchise qui a gagné le plus de positions de haut niveau n’est autre que celle à laquelle nous dédions ces colonnes. Les Sixers de Philadelphie ont, depuis 1994 et l’instauration du système de loterie pondérée qui prévaut actuellement, gagné à 4 reprises des positions sans jamais en perdre en 9 participations.

NB : En 2004, les Sixers choisissent en 9ème position lors de la draft alors qu’ils avaient obtenu le 8ème pire bilan de la ligue l’année précédente. Toutefois c’est l’arrivée des Bobcats dans la ligue qui justifie cette rétrogradation. Le facteur chance n’est ici pas impliqué, de telle sorte que l’on ne comptabilise pas ce mouvement dans la présente étude ainsi que dans celle publiée sur Débats Sports.

Historique des draft des Sixers depuis 1994

Au vu des 18 drafts qui se sont déroulées depuis 1994, les 76ers méritent bien leur titre de franchise la plus chanceuse lors de la loterie. Alors en reconstruction, les Sixers ont pu bénéficier de trois progressions successives entre 1995 et 1997 dans la loterie. C’est le hasard du tirage au sort qui a permis aux 76ers de drafter un certain Allen Iverson en 1996 alors que la franchise n’avait obtenu que le second pire bilan de la ligue l’année passée.

Les pennsylvaniens auraient pu constituer lors des deux drafts successives de 1995 et 1996 un des tandems les plus enthousiasmants de la ligue en sélectionnant Kevin Garnett en lieu et place de Stackhouse en 1995 quand leur troisième choix leur permettait. Il est en effet permis de penser que les Sixers auraient été aussi catastrophiques en 1995 avec Garnett qu’avec Stackhouse. L’arrivée de KG à Minnesota ne s’est traduite que par une amélioration de 5 petites victoires du bilan des Wolves lors de son année rookie. L’année suivante, ces mêmes 76ers auraient pu ramener du côté du Wells Fargo Center Tracy Mc Grady et devancer d’une décennie l’ère des Big Three. Avec un tel trio difficile d’envisager d’être toujours en course l’année suivante pour arracher un Dirk Nowitzki que les dirigeants des Sixers auraient du préférer à Larry Hugues.

Plus sérieusement, hormis Jerry Stackhouse dont les perspectives de carrière du côté de Philly ont été assombries par l’arrivée d’Allen Iverson, les drafts des Sixers si elles ne laissent rarement place à de véritables steals ne sont pas non plus le lieu commun des échecs monumentaux.

Récemment en 2010, alors que leurs chances d’obtenir le second choix étaient de 6%, les Sixers décrochent la possibilité de choisir juste derrière les Wizard. Malheureusement, l’édition 2010 n’était pas la plus dense de la décennie. Les autres arrières disponibles cette année se nomment, Xavier Henry, Avery Bradley, James Anderson, Elliott Williams, Dominique Jones. Un peu léger pour un second choix.

A Evan Turner de confirmer son statut de n°2 de la draft, et celui des Sixers d’équipe la plus heureuse au tirage.

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